Comment faire pour ne pas «partir dans la lune»
pendant qu’on lit ?
Notre cerveau possède deux mécanismes pour traiter l’information qu’il reçoit : l’attention et la concentration. On confond souvent ces deux termes et on dira indifféremment de quelqu’un qu’il manque d’attention ou qu’il manque de concen-tration. Pourtant, ce sont deux mécanismes qui fonctionnent différemment et dont
les rôles sont diamétralement opposés.
L’attention envoie au cerveau toutes les informations que nos sens perçoivent. Plus nos mécanismes d’attention sont actifs, plus les informations qui parviennent à notre cerveau sont nombreuses, éparses et diverses. Un véritable fouillis!
La concentration, elle, oriente la pensée vers certains objets précis, à l’exclusion
de tous les autres. Plus les mécanismes de la concentration sont actifs, plus les informations qui parviennent au cerveau sont rares et ciblées.
L’attention qu’on porte à toutes les stimulations sensorielles nous empêche donc
de nous concentrer. C’est pour cette raison qu’il est si difficile de lire quand nous parviennent les bruits d’une conversation à la table voisine ou les paroles d’une chanson qu’on connaît bien et qu’on aime fredonner. Pour parvenir à se concentrer,
il faut réduire le champ d’intervention de l’attention, c’est-à-dire réduire le nombre d’informations qui parviennent au cerveau. On retient alors bien davantage
ce qu’on lit !
La concentration demande toutefois un effort conscient de la part du lecteur et ne peut s’exercer que pendant un espace de temps limité, idéalement une heure à une heure et demi. Après, on fait une pause!
Extrait du livre Lecture rapide, mythes et réalité, p.155-156.



